Poésie,
de
Pivoine 72 Jacques Blanchet de France


Plans d'eau

Philosophes et lointains
Sur leurs tapis volant
Les cygnes souverains
Glissent bienséants,
*
Etrangers aux remous
Des jeunes becs ,qui s'ébrouent,
Troublent le sillage,
Des ondes, de la vase.
***
L.M
Jardin des plantes

Pivoine72



Aimer

L'amour est un rapace
Qui réclame, sa pitance,
Son plat de réjouissances;
*
Où, cruel et vorace,
Ibis impitoyable,
*
Du royaumes des morts,
Vous convie à sa table,
En régale, vous dévore
***
Pivoine 72



Maîtrise

Il est des métiers
Dont on n'a pas idée
Oublier l'existence
Par excès d'assurance
*
Ils ont leurs jours de fête
Leurs dates d'anniversaire
Du 1er rendez - vous,
D'un geste pour vous
*
De la brise d'un sourire
A l'envie de désirs
Où les jours , les années
S'effleurent en pensées
*
Vous remettent en question
Sur vos fières prétentions
Où éclosent des baisers
Sur des lèvres enfièvrées.
*
N'est -il pas cet art de vivre
Qui nous fait vous aimer
Dont l'arôme nous enivre
Ne saurions nous passer

pivoine72
ce jour


Rodrigue

Comme de vieux bâtiments
Gîtant dans une rade,
Aux yeux indifférents
Ballottés par la vague
*
Qui oscille en amie
Clapotis d'un roulis
Le caresse tendrement
Eternels amants,
*
Se surprend à rêver
Dès qu'une flamme altière
S'en venant aborder
L'effleure de ses haubans
*
De son gîte, en galant,
L'âme en croisière,
Il se dresse dignement
La salue courtoisement;
*
Ainsi vogue la vieillesse
Au coeur d'adolescent
Sur des flots de tendresse
Qui s'échouent en des bancs.
Pivoine72
ce jour


J'aurais aimé

Etre avec toi,
Te dire "je t'aime",
Venir à toi
Me dire de même;
*
Que sur nos lèvres
Se brodent les mots,
Les mots de trop,
Boutons de fièvre;
*
Que par pudeur
De mon bonheur,
Que tu sois seule,
Seule pour moi;
*
Vivre au grand jour
Le grand amour
Qui m'habitait,
Où tu étais;
*
Cueillir, goûter,
Main dans la main,
Les jours sans fin
De doux baisers;
*
De mes élans,
Tellement, si peu,
Je t'aimais tant,
De tous mes voeux:
*
Vivre au présent
Ces beaux moments
T'entendre me dire
Mais oui chéri;
*
De toi rêver

Pivoine72



Apostolat
(accompagnement musical : Léo Ferré)

Ils sont comme des oisifs
Que l'on jette à la rue
Qui n'ont comme autre vue
Que de vivre inactifs
*
Ils portent dans leurs bagages,
L'avenir du pays
Qui, souvent les décrie,
Rarement , les encourage
*
Ils portent dans le regard
La flamme de leur passion
S'enrichissent en leur art
Comme d'autres de millions
*
On dit , qu'ils sont trop chers,
Qu'un virus génétique
Les rend improductifs,
Qu'un jeune , fera l'affaire
*
Qu'ils soient maîtres en tous genres
Ces vieux dinosaures
N'auront grâce de leur science
Qu'en éloges sans report
*
Quels que soient leurs talents
Quel que soit leur savoir
Qu'ils soient sans remplaçants
ou victimes du devoir
*
Ils quitteront leur chaire
pour vivre en philosophes
La douce vie des grands pères
en des clubs de toutes sortes
*
Ils chercheront du jeu
Une vieille connaissance
Cette chère reconnaissance
Qui fit...si peu... cas d'eux.
*
Qu'importent leurs soucis,
Qu'importent leurs désirs
Ils n'ont rien à dire
C'est décrété Ainsi.
*
Ils sont comme des oisifs
Que l'on jette à la rue
Tous ceux, qui, du Public
Ont l'âge.... révolu.

Pivoine72
ce jour



Un clin d'oeil poétique

Pour tous ceux qui aiment et veulent perfectionner leur poésie,
il est un excellent livre dans la
collection U2,
chez Armand Colin:
Eléments de Métrique Française
par Jean Mazaleyrat.
Petit format de 220 pages,
à la portée de tous et de qualité.
Facile à emporter pour le lire
dans les transports.

Pivoine72



Mirage

Dans le frêle corsage
D'un tremble, feuillage,
S'escarbille l'émail
D'une sensuelle rocaille
Où miroitent, ingénues,
Mes pensées toutes nues

Pivoine72
S.Q.Y 6 2003


Franchise

Eblouis & surpris
A paraître épris
De nos corps en pare-chocs
Nos regards s'entrechoquent
Quand nos lèvres, des dégâts,
s'éternisent en constat

Pivoine72
St G en L 16 6 2003


Viatique

Ne reverrais-je jamais,
De mon coeur qui s'égrène,
Vous reverrais-je jamais,
Oh visages que j'aime!
*
Que j'aimerais être un banc,
Un muret sur la Seine,
Un square, une île lointaine,
Un refuge pour amants,
*
Pour entendre des lèvres,
Qui s'embrasent, de fièvre,
Des coeurs qui s'égrènent,
ces doux mots de "je t'aime"

Pivoine72
avril 2002


Ne dites "jamais"

comme les cils d'une femme
vous rendent grâce, de leurs charmes,
vous transpercent, d'un regard,
au jour, s'épanche le soir
*
des longues veilles d'hiver
où la bûche craquelle,
au silence mortel
de l'attente éternelle,
*
jusqu'au souffle charmant
d'un clin d'oeil du printemps,
à l'éclat du soleil,
de longues nuits sans sommeil.

Pivoine72


Azur

Les nuages, dans les airs,
Balayaient mes pensées
Découvrant, de ses bancs,
Un beau ciel, sous-jacent;
*
Une moîte fraîcheur,
Epanchait ses faveurs,
Me baignait, de ses nuées,
Saupoudrait l'atmosphère.
*
Je me noyais dans l'onde
De l'air vivifiant,
Qui, m'enivrait, m'irradiait,
En chassait la pénombre,
*
Délivrant, des émois,
Son limpide ruban
Qui s'ouvrait, devant moi,
En l'immense océan

***
V
Pivoine72


Oeillade

La fête est finie,
Les lampions sont éteints.
Dans l'air du petit matin
Errent les petits gris.

Pivoine72


Chère fée

je suis allé dans la forêt de Brocéliande, ou plutôt dans la chênaie de Brocéliande  et j'écrirais sur cette magnifique région. Mais à te lire , nous n'entendons pas ta voix, ne pouvons être sensibles à tes intonations... Dis nous comme tu aimes, fais nous vibrer par ta poésie, donne nous des photos, fais nous aimer ton pays .

N'écris pas en rouge, laisse ça aux censeurs. Ce n'est pas mon cas. Lorsque je t'ai écrit j'avais oublié ce merveilleux Pensec, le coureur du tour de France, qui avait mis un préservatif sur la coëffe d'une bigoudaine. C'est cette France profonde que j'aime, généreuse, spontanée, insouciante; les coups de gueule de Kersauzon, les terribles frères corsaires dont j'ai perdu le nom, mais qui se reconnaîtront, tous ces paysages, ces calvaires, ces chapelles, ce granit où suinte le souffle des prières de survie, ces crânes si gentils, cette générosité qui n'a jamais été récompensée par notre histoire de France, que par l'ingratitude, oui je vous aime Compagnons de l'île de Saint, Locronant la martyre, et vous tous enfants de la mer, filles jolies, paysages découpés, landes sauvages... Vous tous que je retrouve avec nostalgie, comme le bruit de la vague, écho du coquillage, la vague des nuages, les nuages d'amitié.

A toi, petite fleur de Bretagne à qui j'adresse mon affection, mes langueurs, toi qui vis dans les légendes, regarde comme ta Bretagne est belle , tes enfants dignes et courageux, et fait encore rêver.

Venez, venez me découvrir, moi qui l'océan borde, dont les faisceaux, protègent, venez, venez à moi , écouter sur mes plages le vent de l'aventure, dans les yeux que de joyeux messages, venez goûter nos crêpes, nos fruits de mer, venez au peit matin prendre la mer avec nos enfants, venez à moi, je suis à vous, je suis "Bretagne"

A toi



Clin d'Oeil

Sais - tu que beaucoup de bretons sont devenus parisiens. Aujourd'hui tout est bouleversé et nous allons, comme les bretons d'alors et d'aujourd'hui , là où le travail nous appelle. Je ne suis pas non plus breton, ni de souche ni d'ailleurs. Lorsque j'ai découvert, senti ce pays, j'ai été conquis et je te souhaite de t'y rendre avec le passeport de l'aventure. 5 départements ce n'est pas rien, car je fais partie de ceux qui croient que la Bretagne est une et indivisible.
La Dordogne est aussi jolie, je connais Bergerac pour y avoir pratiqué le parachutisme, Sarlat où mon père était durant la guerre, et faisait partie d'un réseau de résistance, et d'autres villes bien agréables. La Dordogne, je crois , a accrû son essort avec les plantations de tabac. Avant c'était bien pauvre, mais les gens, comme en Bretagne du reste, étaient fiers et nobles face à l'adversité. Je crois que ces régions pauvres offrent une grandeur d'âme, où la dureté de vie n'avait d'égal que le désir de combattre pour ceux qu'on aime.  J'aime ses marchés multicolores, entre autre...mais je te laisse le soin de promouvoir cette région où tu vis.

Toujours avec le même plaisir
Pourquoi écris - tu en rouge ?
est - ce ton rouge à lèvres
alors continues

au plaisir
Jacques


Clin d'oeil

je préfère le rose, mais sans te vexer, nous pouvons nous tutoyer. Aujourd'hui tout le monde s'embrasse et la poésie est une grande confrérie de personnes qui partagent la même passion. Donc il me paraît inutile d'y dresser des barrières, ou un certain ordre équestre comme font plusieurs cercles. Après tout un cercle, c'est fait pour être franchi, c'est la nature même de la poésie, ni dieu , ni maître, au diable la censure.
Enfin pour l'avenir, fais comme il te plait.

au plaisir

Jacques


résonnances

*
Dans le silence des songes
à l'écho des pensées
mon âme vagabonde
bien des fois s'est confiée
*
Te prenant à témoin
des élans, la ferveur,
aux assauts de mon coeur
qui sonnait le tocsin.
*
Peut - être ne perçus - tu
le trouble qui m'envahit
quand à peine je te vis
j'étais déjà vaincu
*
résistant à l'épreuve
des folies de ton âge
m'accrochant comme une pieuvre
aux vertus des vieux sages
*
j'errais sans raison d'être
d'un mot à la merci
ne laissant rien paraître
l'espérant à demi.
*
Mes songes se sont enfouis
dans les plis de mon coeur
d'une langueur infinie
à jamais, qui demeure
*

Jacques Sibel
Feuilles d'Automne
2004


Qu'attendez - vous de moi

*
Vous qui me faites tressaillir,
charmez, avivez mes désirs
Pourquoi tenter mes faiblesses
des appâts de votre jeunesse
*
Si mes sens en moi se réveillent
à l'aube de leur dernière veille
Ils ne sauraient vous complaire
sinon mon orgueil être fier
*
d'avoir pu un seul instant,
quand bien même d'égarement,
oh combien passionément
être digne de vos sentiments.
*
Ah, si les ans étaient des jours,
les mois des minutes,
les jours des secondes,
*
si nous renaissions à l'amour,
je n'aurais d'autre lutte
que d'effacer ces secondes
*
qui m'éloignent par respect,
de vos lèvres à jamais
où chère et tendre aimée
s'y dépose un baiser
de la lice de mon coeur
où vous êtes à demeure.
***

feuilles d'automne
jacques Sibel
2004


Philosophie

*
Vous dormez à merveille,
Chéri, lui dit la belle
de son corps en liesse,
son âme en détresse,
les yeux ensommeillés
par une nuit à rêver
au vertus de l'amour,
au bonheur d'être sourd,
au malheur d'être sourd
aux vertus de l'amour

***
jacques Sibel
feuilles d'automne
2004


Symbiose

Enivrance des sens
ou mutuelle attirance,
que de rêves sincères,
aux bâtis éphémères,
ont sombré en naufrages
fondés sur des mirages.
*
Que sont les sentiments ?
Que parfums odorants
quand le coeur est volage
et propice aux voyages !
*
Loin de nous ces récifs,
aires des conquistadors,
ni d'austères rivages
mais des lieux de bien être
où l'âme aime se repaître,
à l'aune des paysages,
de l'humus, de la flore,
des reflets attractifs
*
J.Sibel
feuilles d'automne
2004


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Conception Ginette Villeneuve
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Dernières corrections : 12 avril 2004.
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